Des armes illégales se retrouveraient au Palais national, selon la Fjkl

Par Alter Presse, Haïti, publié le 15 mars 2019 

Des armes illégales circuleraient au niveau du Palais national, fait savoir la directrice exécutive de la Fondasyon Je Klere (Fjkl), Marie Yolène Gilles, lors d’une interview accordée à AlterRadio. 

Des membres de l’entourage du président Jovenel Moïse sont en possession d’armes illégales, dénonce-t-elle, alors que ce dernier vient d’installer une nouvelle Commission nationale de désarmement, démobilisation et réinsertion (Cnddr). 

Il n’y a aucune volonté politique réelle pour démanteler les réseaux de gangs en Haïti, estime la Fjkl. 

« Des autorités au sein de l’exécutif se font photographier à côté de bandits armés. Les photos sont sur les réseaux sociaux. Le vice-délégué, dans l’arrondissement de l’Ouest, Johnny Metéllus, alias Achou était un ancien soldat du défunt bandit Dread Wilmé à Cité Soleil », fustige-t-elle. 

La Fondasyon Je Klere recommande la mise en place d’un service de renseignements, en vue de contrôler la circulation des armes dans le pays, de renforcer la surveillance frontalière et de réviser les législations haïtiennes, relatives aux armes à feu. 

Dans les médias, le directeur exécutif du Réseau national de défense des droits humains (Rnddh), Pierre Espérance, a également accusé le Ministère de l’intérieur et des collectivités territoriales (Mict) de fournir des armes, munitions et argent à des groupes armés. 

L’intensification du climat d’insécurité dans le pays, depuis quelques, temps réanime le débat sur la question du désarmement en Haïti. 

Lors d’une cérémonie au palais national, le lundi 11 mars 2019, le pouvoir en place a procédé à la réactivation de la Commission nationale de désarmement, de démantèlement et de réinsertion (Cnddr). 

La réactivation de la commission de désarmement ne devrait rien changer à la situation d’insécurité en Haïti, anticipe la Fjkl.