Des secteurs de l'opposition eprouvent des difficultes financieres en periode de campagne.
Des secteurs de l'opposition jadis hostiles aux élections mettent en garde contre tout report de la date annoncée
Port-au-Prince, le 9 novembre 2010 – (AHP) –
http://www.ahphaiti.org/ndujour.html
Des responsables de l’opposition continuent de mettre en garde contre d'éventuelles tentatives du pouvoir d'utiliser toutes sortes de prétextes pour reporter les élections présidentielles et législatives fixées au 28 novembre prochain.
Le Conseil electoral provisoire (CEP) et le gouvernement n'ont jamais évoqué la posibilité d'un report des élections, cependant des rumeurs circulent avec insistance sur une telle evenualité. La mefiance est à un point tel que d'autres secteurs vont jusqu'à dire que ces rumeurs sont l'oeuvre de proches des autorités qui cherchent à démobliser les électeurs potentiels.
Dans ce sens, des dirigeants politiques estiment que l’équipe en place redoute une forte participation des citoyens, ce qui reduirait, selon eux, leurs marges de manoeuvres.
D'autres secteurs encore estiment que la proportion prise par l'épidémie de choléra et les degats causés par l'ouragan Tomas seraient suffisants pour un report des élections
Le responsable du parti Ayiti Ann Aksyon (Haïti en Action AAA), Youry Latortue, a dénoncé ce qu’il appelle des manoeuvres dilatoires du gouvernement pour casser l’élan de la mobilisation populaire autour des prochaines joutes.
Les élections doivent être organisées à la date prévue, a lancé Youry Latortue qui affirme quand même ne pas avoir confiance au CEP (Conseil Electoral Provisoire). Seule une participation massive est capable de déjouer tout eventuel plan du conseil électoral, a-t-il fait savoir.
Le sociologue Daniel Supplice estime lui aussi qu’il n’y a pas lieu de reporter les élections, même s'il prévoit un faible taux de participation des électeurs.
Il estime que les citoyens ne sont pas assez motivés pour aller aux élections.
"Ce sont des hommes et des femmes qui ont été durement éprouvés par le drame du 12 janvier et qui vivent dans des conditions infrahumaines depuis le séisme. Des conditions qui, rappelle-t-il, se sont aggravées avec la saison cyclonique et l‘épidémie de choléra qui ne cesse de faire des victimes.
Pour ce qui est du déroulement de la campagne électorale, Daniel Supplice estime que jusqu’ici il n’y a pas d’incidents très graves même s'il relève les attaques subies par les cortèges des candidats Jacques Edouard Alexis (MPH) et Joseph Michel Martelly (Respons Peyizan).
Il plaide en faveur du respect des règles du jeu.
Quant Centre National d’Observation (CNO), il se prépare dejà à déployer 5525 agents dans les bureaux de vote à travers le pays.
Son directeur, Noel Laguerre, affirme que cette activité d’observation est supportée par l’Union Européenne et le Canada à hauteur de 550 000 euros.
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Des candidats inscrits sous la bannière d'un ensemble de plateformes politiques hostiles aux élections, éprouvent de graves difficultés financières pour faire campagne
Port-au-Prince, le 9 novembre 2010 – (AHP) –
http://www.ahphaiti.org/ndujour.html
Les candidats dont les partis politiques ont choisi de boycotter les élections annoncées pour le 28 novembre éprouvent de sérieuses difficultés à trouver des moyens pour faire campagne.
Les plateformes UCCAD, Libération, Rassemblé et Alternative refuseraient toujours d’encaisser les chèques disponibles au Ministère de l’Intérieur et des Collectivités Territoriales (MICT) pour permettre aux candidats inscrits sous leurs bannières de faire campagne.
L’ex-député Steven Benoit, candidat au Sénat sous la bannière de la plateforme Alternative, promet d’évoquer ce problème jeudi à la réunion entre les partis politiques et le Conseil Electoral Provisoire (CEP) de manière a trouver un modus devant permettre le déblocage des fonds.
Pour ce qui est de l’Alternative, il affirme que 3 millions de gourdes sont disponibles au MICT cependant en raison du refus du directoire de la plateforme de l’encaisser, les 78 candidats de l’organisation ne sont pas en mesure de les utiliser.
Une situation qu’il estime anormale compte tenu, a-t-il dit, des difficultés notamment financières auxquelles sont confrontés ces candidats pour faire campagne.
Le responsable de la plateforme Rassemblé, Turneb Delpé, affirme qu’il n’est question d’encaisser aucun chèque du MICT pour permettre à des candidats de faire campagne.
Notre position, soutenue par nos candidats au départ, c’est qu’aucune élection n’est possible avec l’actuel CEP dans sa composition actuelle ni avec le gouvernement Préval/Bellerive.
Ce serait malsain de notre part, d’aller chercher des fonds pour des candidats pendant que nous sommes contre ces élections, a dit le docteur Delpé qui rappelle que, contrairement a ce que disent certains candidats, la décision de ne pas aller aux élections n’a pas été arrêtée de manière unilatérale.