Jean Bertrand Aristide joyeusement fêté !
Jean Bertrand Aristide joyeusement fêté !
Par Fanfan Latour,Haiti Liberté,le 24 Juillet 2012
Dimanche dernier 15 juillet ramenait l’heureux anniversaire de naissance de l’ancien chef d’Etat haïtien, Jean Bertrand Aristide. Selon l’agenda prévu, 7h du matin, les bases des quartiers populaires étaient déjà sur place à Tabarre, au quartier général, pour souhaiter heureux anniversaire à leur idole. En cette occasion, plusieurs milliers de partisans, de supporters et d’amis ont profilé pour présenter leurs voeux, et d’autres pour renouveler leur sentiment d’attachement à l’ancien président.
La Fondation Aristide pour Démocratie, lieu privilégié pour les rencontres, était drapé de ses atours pour l’heureux moment qui a vu défiler des responsables politiques, des sénateurs et députés, des anciens ministres, premiers ministres pour dire à l’homme « Bonne Fête ». Parmi eux, certains avaient adressé quelques mots politiques au leader, le félicitant même que son organisation politique Fanmi Lavalas soit restée, en dépit de toutes ces vicissitudes, le groupement politique le plus puissant capable encore de propulser au pouvoir n’importe quelle personne sur le dos de qui il aurait mis ses mains, pourvu que les élections soient libres, selon les voeux de la Constitution du pays.
A la table d’honneur se distinguaient toute une pléiade de gens de même tendance politique peut-être : l’épouse de l’ex-président Mildred T. Aristide, Dr. Maryse Narcisse, l’ancien premier ministre Jacques E. Alexis, le notaire Jean Henry Céant, le député Arnel Bélizaire, le sénateur Moise Jean Charles, le Dr. Frantz Large, l’ancien député Milien Hommage, Wilner Contant et beaucoup d’autres personnalités.
Au cours du moment, on a présenté un livre que l’ancien Président avait écrit pendant son exil. Ce livre intitulé : « Haiti-Haiti, Poésie Philosophique pour la décolonisation mentale » avec une photo de Toussaint Louverture sur la couverture, nan lang tout ayisyen pale a ki se ayisyen.
Le livre se divise en deux parties: La première comporte 3 sections faites de l’introduction d’une réflexion et la dernière sur la corde noire avec laquelle les noirs étaient pendus.
A la seconde partie, l’on trouve également 3 sections parlant du karma d’Haiti, qui signifie « Dèyè mòn gen mòn ».
« Haiti, Haiti » a été préfacé par un professeur d’Histoire africain nommé Molefi Kete Asante. Il écrit : « Li batize liv la Ayiti, Ayiti. De tel livre peut aider à comprendre le peuple et la culture d’Haiti. Qui est le mieux placé pour réaliser un tel travail, si ce n’est une personne vouée à l’histoire moderne de la trempe de Jean B. Aristide. Ayiti, Ayiti représente 2 esprits. L’esprit d’un homme et l’esprit d’une nation. Aristide s’est offert en sacrifice de rendre service aux autres, ce qui l’a caractérisé avant son entrée dans la politique. Donc plus que tout, le livre a montré comment il s’est appliqué à suivre ce tempérament spécial qu’il s’est fait pendant toute la période qu’il a vécue en exil. Ce que le Dr Jean B. Aristide a partagé avec nous, n’est autre que la somme d’une réflexion mûre et il croit dur comme fer que le bien l’emportera toujours sur le mal, quelles que soient les circonstances ».
Toutes les bases de Ghetto avaient trouvé ce moment propice pour lancer avec véhémence ds slogans peu flatteurs à l’endroit du gouvernement d’Haiti; elles qui pensent que l’équipe au pouvoir est à mille lieu de soulager les misères que le peuple haitien comfronte depuis l’absence de Jean Bertrand Aristide d’Haiti.
L’assistance dans son entier avait applaudi le sénateur Moise Jean Charles qu’elle considère comme un héros national à cause de son courage à dévoiler les ruses et les trucs et les travers du premier citoyen de la nation, Michel Joseph Martelly. Sénateur Moise, le seul, selon elle, qui ne s’est pas souillé en prenant des dollars verts qui avaient fait dire par quelqu’un « Tout moun jwenn ».
Ces militants n’avaient pas caché leurs sentiments de reconnaissance à l’ex président Aristide pour ce cadeau de « Dekolonizasyon Mantal » qu’il leur ont offert.
Selon le Dr Frantz Large, ce livre va être « une boussole pour nous préserver contre la colonisation mentale, nous empêcher d’être des sousous, des restavèk, des sankaraktè, des machann peyi, fezè de konplo ak kolon blan, kolon nèg de façon à détruire les marginaux de notre société ».
Tous avaient chanté : « Nou pap janm trayi san nou San nou se san Aristide Limenm ki rasanble nou Fòk nou tout ansanm fè youn. » Ce fut une marée humaine faite de partisans, de sympathisants, d’adminirateurs de fanmi Lavalas, rassemblée dans la cour, dans le contour et dans les rues avoisinant la Fondation qui avait salué le 59ème anniversaire de naissance du ponte. Malheureusement, il n’était pas parmi la foule et la grande presse du pays n’ont pas tous rapporté ce mouvement populaire qui a rayonné à Tabarre ce 15 Juillet.