Le Rnddh met en garde contre des arrestations arbitraires, suite à l’incident survenu à l’Arcahaie

RNDDH 2.jpg

Par Alter Presse, Haïti, publié le jeudi 13 avril 2017 

Le Réseau national de défense des droits humains (Rnddh) appelle les instances compétentes à poursuivre leurs enquêtes sur l’incident survenu, le 7 avril 2017, à l’Arcahaie (nord de la capitale), en évitant d’entrer dans des persécutions politiques, notamment des arrestations arbitraires. 

Le directeur exécutif du Rnddh, Pierre Espérance, manifeste ses inquiétudes face à la vague d’arrestations effectuées par la Police nationale d’Haïti (Pnh). 

Une dizaine de personnes ont été interpellées dans le cadre de l’enquête concernant l’incident qui s’est produit à l’Arcahaie, où des jets de pierres ont été lancés contre le cortège présidentiel. 

Ces interpellations ont été effectuées dans le cadre d’une opération policière, menée entre les dimanche 9 et lundi 10 avril 2017, indique le nouveau commissaire près du Tribunal de première instance de Port-au-Prince, Clamé-Ocnam Daméus, lors d’une conférence de presse, le mardi 11 avril. 

Le Rnddh, qui annonce une enquête sur ce dossier, promet de fournir un rapport sous peu à ce sujet. 

Cette « attaque » perpétrée contre le chef de l’État, Jovenel Moïse, pourrait occasionner plus d’instabilité dans le pays, craint Espérance, qui fustige, toutefois, le terme « terrorisme » accolé par la présidence à cet incident. 

Il exhorte l’exécutif à laisser le soin aux instances compétentes de mener des enquêtes au niveau de la chaîne pénale pour statuer véritablement sur la question. 

La décision prise en juillet 2015 par l’ancien président Michel Martelly, d’élever la localité de Montrouis au rang de commune, a entraîné des mouvements de protestations à l’Arcahaie, renouvelés au début du mois de mars 2017. 

Une dizaine de blessés, quatre véhicules incendiés et 20 autres gravement endommagés ont été enregistrés, suite à ces mobilisations.