Nouvel affrontement dans le nord du pays entre MINUSTAH et les citoyens

Nouvelle journée de tension dans le Nord du pays: 5 nouveaux blessés: la MINUSTAH accuse un "secteur" d'utiliser le choléra à des fins politiques


Port-au-Prince, le 16 novembre 2010 - (AHP)

Les activités étaient encore paralysées ce madi au Cap-Haitien où 2 personnes ont eté tuées la veille au cours de manifstations pour reclamer le départ de la mission des nations-Unies pour la stabilisation d'Haïti dont un contingent (népalais) est accusé d'être à l'origine de l'epidemie de choléra qui a déjà causé la mort de plus d'un millier de personnes en haïti.

Les capois exigent ausi des autorités sanitaires une meilleure gestion de l’épidémie de choléra qui aurait dejà fait plus de 200 morts dans la 2ème vile du pays.

Des cadavres continuaient ce mardi de joncher des rues du Cap Haïtien. Il s’agirait, selon des temoignages, de personnes mortes de choléra alors qu’elles tentaient de se rendre à l’hôpital.

Pour la deuxième journée de manifestation, il y a eu 5 nouveaux blessés, ce qui porte a 26 le nombre de personnes blessées dans le cadre des ces deux journées de manifestation.

Lundi, deux personnes ont été tuées par balles alors qu’elles participaient au mouvement.

La MINUSTAH ne revendique qu'une seule des victimes tuée en légitime defense selon le porte-parole Vincenzo Pugliesse par un casque bleu devant une base onusienne à Quartier Morin.

M. Pugliesse a indiqué que le manifstant tué, tentait de faire irruption dans la base militaire, une version rejetée par des manifestants soulignant que les responsables de la MINUSTAH trouvent toujours des explications et des excuses et à tous leurs mauvais actes.

Le porte-prole a par aileurs renouvellé la volonté des casques bleus d’appuyer les forces de l’ordre haïtiennes pour assurer d’une part la sécurité du processus électoral et d’autre part remplir leur mandat de stabiliser et de sécuriser le pays.

Des élections présidentielles et législativs sont fixées au 28 novembre

Pugliesse a également accusé sans le citer un secteur qui, dit-il, cherche à faire de la désinformation en faisant croire que les soldats onusiens ont apporté le choléra en Haïti.

"C'est ce secteur qui utilise la désinformation pour organiser des manifestations violentes comme c'est le cas dans le département du Nord, a avancé le porte-parole.

Selon lui, la situation est pour le moment calme et sous contrôle, car des renforts ont été envoyés dans au Cap-Haitien et à Hinche où il y a eu des manifestations cette semaine.

De son côté, l’ancien député de Limonade/Quartier Morin, Hugues Célestin, a rejeté les déclarations du porte-parole adjoint de la Minustah qui affirme que le choléra est utilisé dans le Nord a des fins politique.

Les revendications de la population sont justes et les autorités sanitaires haïtiennes ont très mal géré l’épidémie notamment dans le Nord, a-t-il lancé.

Plusieurs autres voix, tout en déplorant les actes de violences estiment important que le jour soit fait sur l'origine de l'épidémie de choléra qui bat son plein dans le pays.

http://www.ahphaiti.org/ndujour.html