Statement of Haiti Solidarity BC to delegates at NDP national convention, June 2011

SOLIDARITY AND EFFECTIVE AID STILL URGENTLY NEEDED IN HAITI

The following statement by Haiti Solidarity BC (affiliate of the Canada Haiti Action Network) was distributed to delegates at the convention of the Federal New Democratic Party in Vancouver in June 2011. A downloadable pdf is available at the bottom of the page. Version française ci-dessous.

A profound humanitarian crisis prevails in Haiti, eighteen months following the devastating earthquake of January 12, 2010. Hundreds of thousands of people still live in makeshift camps lacking adequate health services, sanitation, and potable water. Sexual assaults of female camp residents are widespread and many children have no schools to attend.

Canadians donated tens of millions of dollars to Haiti in the weeks and months following the earthquake. Large matching funds were donated to aid agencies by the Canadian government. But delivery of assistance has been grossly inadequate, and reconstruction has barely begun. According to a Canadian Red Cross spokesperson speaking to Parliament on February 28, 2011, the world must expect a delay of five years before every victim displaced by the earthquake can expect to receive minimal shelter.

Although the physical tasks of reconstruction are enormous, the larger obstacles facing Haitians are political. The Canada Haiti Action Network (CHAN) believes that inadequate aid to Haiti is rooted in international policies towards the country and its government. For years, the governments of the U.S., Canada and Europe have deliberately thwarted the sovereignty and social justice aspirations of the Haitian people.
 
Long before the earthquake, Haiti was dubbed the ‘Republic of NGOs’. The NGO model channels aid and assistance through foreign-run organizations, rather than Haitian government ministries or civil society institutions. The net effect is to exclude Haitians from decision-making and a failure to build lasting improvements or Haitian capacity through training and long-term employment. Haitian members of the Interim Haiti Reconstruction Commission (IHRC) have voiced deep dissatisfaction with the exclusion of Haitians from post-earthquake reconstruction.
 
The exclusion of Haitians from development projects is mirrored in the political sphere. The recent two-round election was marked by foreign pressure and interference. Haiti’s largest political party, the Fanmi Lavalas of former president Jean-Bertrand Aristide, was, once again, ruled off the ballot. Under further pressure from the U.S. government and OAS, presidential candidate Jude Célestin was tossed off the second round ballot even though Haiti’s electoral commission ruled that he won more votes than third place finisher Michel Martelly.

Recent WikiLeaks revelations make clear the extent of U.S. meddling in Haiti, and that the U.S. government harbours a grudge against outgoing President René Préval for joining Haiti to Venezuela’s Petrocaribe initiative in 2007. Préval sponsored Célestin’s candidacy. The end result was an election that landed Michel Martelly, a rightist and associate of anti-democratic militarists and Duvalierists, in the Haitian presidency.
 
These latest electoral exclusions cap an eleven-year effort by the big powers of the world to stifle democracy in Haiti. A U.S.-led embargo of aid and development funds began in the year 2000, intended to destabilize Haiti’s government. It escalated to the overthrow and exile of President Aristide and the dissolution of Haiti’s senate and legislature on February 29, 2004. Today, Haiti is the only militarily-occupied country in the Western Hemisphere, with nearly 13,000, UN Security Council-sponsored police and soldiers.
 

For information on Haiti, including how to contact projects you can support and other ways to get involved, consult the CHAN website www.canadahaitiaction.ca. To invite representatives of CHAN in cities across Canada to speak, contact a committee in your area. You can e-mail canadahaiti@gmail.com or phone (in Vancouver) 778 858 5179.

 


HAÏTI A TOUJOURS UN BESOIN URGENT DE SOLIDARITÉ ET D'AIDE VÉRITABLE

Déclaration de Haiti Solidarity BC (Réseau de solidarité Canada Haiti) aux délégues au congrés national du Nouveau parti democratique, Vancouver, le 16 juin 2011.

Dix-huit mois après le séisme dévastateur du 12 janvier 2010, une profonde crise humanitaire prévaut toujours en Haïti. Des centaines de milliers de personnes vivent encore dans des camps de fortune sans services de santé adéquats, sans système sanitaire et sans eau potable. Dans les camps, les agressions sexuelles contre des femmes sont monnaie courante et les enfants n'ont pas d'écoles.

Les Canadiens ont donné des dizaines de millions de dollars à Haïti au cours des semaines et des mois qui ont suivi le tremblement de terre. D'importants montants ont été donnés aux agences d'aide par le gouvernement canadien à titre de contrepartie. Mais la concrétisation de cette aide a été excessivement inadéquate et la reconstruction a à peine commencé. Selon un porte-parole de la Croix- Rouge canadienne s'adressant à la Chambre des communes le 28 février 2011, le monde doit s'attendre à un délai de cinq ans avant que chaque victime déplacée par le séisme puisse bénéficier d'un abri minimal.

Bien que les travaux physiques de reconstruction soient énormes, les obstacles les plus importants auxquels font face les Haïtiens sont d'ordre politique. Le Réseau de solidarité Canada-Haïti croit que l'aide inadéquate est intrinsèquement liée aux politiques internationales concernant Haïti et son gouvernement. Pendant des années, les gouvernements des Etats-Unis, du Canada et de plusieurs pays en Europe ont délibérément contrecarré les aspirations des Haïtiens à la souveraineté et à la justice sociale.

Bien avant le tremblement de terre, Haïti était surnommée la « République des ONG ». Le modèle des ONG canalise l'aide et les secours à travers des organisations dirigées de l'étranger plutot qu'à travers les ministères du gouvernement haïtien et les institutions de la société civile haïtienne. Le résultat final en est l'exclusion des Haïtiens de la prise de décisions et l'échec à développer leur capacité par la formation et l'emploi à long terme. Des membres de la Commission intérimaire pour la reconstruction d'Haïti (CIRH) ont exprimé leur profonde insatisfaction face à l'exclusion des Haïtiens du processus de reconstruction post-séisme.

L'exlcusion globale des Haitiens des projets de développement se reflète dans la sphère politique. Les deux tours de l'élection récente ont été marqués par la pression et l'interférence étrangère. Le plus important parti politique d'Haïti, le Fanmi Lavalas de l'ancien président Jean-Bertrand Aristide, a été une fois de plus banni du scrutin. Sous la pression et les menaces du gouvernement des Etats-Unis et de l'Organisation des États américains (OEA), le candidat à la présidence Jude Célestin a été écarté du deuxième tour de scrutin même si la commission électorale d'Haïti avait statué qu'il avait reçu plus de votes que Michel Martelly, le candidat qui s'était classé au troisième rang. Des révélations récentes de WikiLeaks démontrent clairement que le gouvernement des Etats-Unis nourrissait de la rancune envers le président sortant René Préval pour avoir affilié Haïti à l'initiative vénézuélienne Petrocaribe en 2007. Préval parrainait la candidature de Célestin.

Le résultat final est une élection qui a parachuté Michel Martelly, un candidat de la droite associé aux militaristes antidémocratiques et aux duvaliéristes, à la présidence d'Haïti.

Ces dernières exclusions électorales couronnent onze ans d'effort de la part des grandes puissances étrangères pour étouffer la démocratie en Haïti. Un embargo initié en 2000 par les Etats-Unis sur les fonds d'aide et de développement avait pour but de déstabiliser le gouvernement haïtien. Cette situation s'est intensifiée jusqu'au renversement et à l'exil du président Aristide et à la dissolution du sénat et du corps législatif d'Haïti le 29 février 2004. Aujourd'hui, Haïti est le seul pays de l'hémisphère occidental qui soit occupé militairement, avec près de 13 000 policiers et soldats sous l'égide du Conseil de sécurité de l'ONU.

Pour obtenir de l'information sur Haïti, y compris sur la manière d'entrer en contact avec des projets que vous pouvez appuyer ou sur d'autres façons de s'impliquer, vous pouvez consulter le site Internet du réseau à l'adresse suivante : www.canadahaitiaction.ca.

Pour inviter des représentants du réseau à prendre la parole dans les différentes villes à travers le Canada, il faut contacter un comité dans votre région. Vous pouvez également entrer en contact avec nous par courriel à canadahaiti@gmail.com ou par téléphone (à Vancouver) au 778 858-5179.