Une campagne internationale est lancée pour le droit au logement en Haiti

Pour publication immédiate: le 6 juillet 2012

Contact:
* Ellie Happel, Avocat des Droits Humains, Campagne « Sous les Tentes », elliehappel@gmail.com, +509-4688-9976 (anglais, créole, espagnol)
* Patrice Florvilus, Avocat, Défenseurs des Opprimés, florvilusp@yahoo.fr, defenseursdesopprimes@gmail.com, +509-3717-7950, +509-3702-0884 (créole, français, espagnol)

Port-au-Prince, lundi, le 2 juillet 2012 – Aujourd’hui, des organisations de base haïtiennes et leurs alliés internationaux lancent une campagne urgente pour le droit au logement. Intitulée « Sous les tentes », cette campagne réclame des solutions permanentes de logement pour les quelques 400.000 personnes qui vivent toujours dans des camps de déplacés, plus de deux ans après le séisme qui a dévasté la capitale haïtienne.

Brian Concannon, directeur de l’Institut pour la Justice et la Démocratie en Haïti, explique : « la campagne Sous les tentes présente une opportunité importante pour les organisations humanitaires, les groupements de droits humains et les citoyens du monde de prendre part à la mise en œuvre d’une solution juste et durable à la souffrance des familles haïtiennes toujours déplacées par le séisme. »

Une des demandes des sans-abris d’Haïti est que le gouvernement mette fin immédiatement aux évictions forcées et ce jusqu’à ce que des logements publics ou abordables aient été mis à disposition. Ils incitent que le Gouvernement haïtien, avec l’appui de ses alliés et des gouvernements donateurs au Etats-Unis, au Canada et en Europe, d’agir vite afin de : (1) désigner des terrains pour la construction de logements, (2) mettent sur pied une institution gouvernementale centralisée pour coordonner et mettre en œuvre un plan de logement social et (3) solliciter et attribuer les fonds nécessaires à la réalisation de ce plan.t

La champagne fera pression pour obtenir de l’action de la part du Congrès des USA et du Parlement Européen, sensibilisera l’opinion mondiale à travers les médias, mobilisera la pression populaire avec une pétition et s’efforcera d’obtenir le soutien d’organisations de droit au logement à travers le monde.

Sous les tentes est l’initiative conjointe de dizaines d’organisations populaires de base haïtiennes et d’alliés internationaux qui forceront à une solution pour les victimes du séisme. Les centaines de milliers qui vivent sous des bâches en plastique et des lambeaux de tente sont confrontés à des taux extrêmes de violence basée sur le genre, ainsi que d’autres formes de violence ; ils n’ont pas accès à l’eau potable ou à des sanitaires et sont exposés au choléra. De plus une sur cinq d’entre elles font face à des menaces d’expulsion. Forcée imminentes.

Le Gouvernement haïtien n’a aucun plan global pour reloger les centaines de milliers vivant dans les camps dans des logements sûrs.

« Le nombre de personnes qui demeurent sans abri à Port au Prince est inacceptable. Nous avons besoin du soutien d’autres gouvernements, tel celui des Etats-Unis pour exiger que le Gouvernement haïtien mette en œuvre un plan de logement social. Nous sommes à la recherche d’alliés pou r nous aider dans notre démarche. Tout ce que nous demandons, c’est des logements de qualité où les gens peuvent vivre » - Jackson Doliscar du groupe Force de Réflexion et d’Action sur la Question du Logement (FRAKKA).

The site web de la campagne est : www.undertentshaiti.comet la pétition est prête à signer ici : https://www.change.org/petitions/400-000-homeless-still-wait-for-a-plan-support-housing-rights-in-haiti. L’action se déroulera jusqu’au 1er octobre, Journée Mondiale pour l’Habitat.

Au Canada: Réseau de solidarité Canada-Haïti au 778 858 5179 ou canadahaiti@gmail.com.

 

Texte de la pétition électronique :

http://www.change.org/petitions/400-000-homeless-still-wait-for-a-plan-support-housing-rights-in-haiti

Plus de deux ans après le séisme qui a dévasté la capitale haïtienne, presqu’un demi million de personnes vivent encore dans des tentes rapiécées ou sous des lambeaux de bâches dans des camps de déplacés. Ils font face à un taux élevé de violence sexuelle, n’ont pas accès à l’eau potable ou à des sanitaires ; de plus avec la saison pluvieuse arrivée, ils sont confrontés  aux inondations et à la recrudescence du cholera. Une sur cinq courent un risque imminent de se faire expulser de force. Ces personnes sont à bout d’espoir.

Rejoignez les sans-abri d’Haïti qui réclament que le Gouvernement haïtien mette fin à toutes les expulsions forcées jusqu’à ce que des logements publics ou abordables soient mis à disposition.  Le Gouvernement haïtien doit, avec le soutien de ses alliés et donateurs des gouvernements étasunien, canadien et européens, rapidement faire en sorte que : 1)  des terres soient désignées pour le logement, 2) soit créée une institution centralisée pour le logement afin de coordonner et mettre en œuvre un plan de logement social et 3) solliciter et attribuer les fonds nécessaires à ce plan.

Le séisme à détruit ou endommagé 175.000 habitations, exacerbant ainsi la crise du logement à Port au Prince. Seulement 13.198 logements ont été reconstruits et 4.747 construits. Le Gouvernement haïtien n’a aucun plan global pour reloger les centaines de milliers de sans-abris dans des logements surs.

Nous vous prions de signer cette pétition, qui accompagne une pétition en Créole que font circuler des organisations de base en Haïti. Un tollé international peut forcer le Gouvernement haïtien à s’adresser à la crise des sans-abris.