Dîner dansant de solidarité Prélude à la célébration d’un cinquième anniversaire

Dîner dansant de solidarité Prélude à la célébration d’un cinquième anniversaire

Par Fanfan la Tulipe

http://www.haiti-liberte.com

Le journal Haïti Liberté n’est pas seulement une source d’information, de sensibilisation des esprits aux épineuses questions sociopolitiques qui agitent notre pays et le reste du monde, à leur dynamique, à la façon de les appréhender dans une perspective de lutte de classes, d’antagonismes entre le pouvoir impérial, ses affidés en Europe, au Moyen-Orient, en Asie, en Afrique, en Amérique latine, dans les Caraïbes et les peuples de ces contrées en lutte pour leur liberté, leur pleine dignité et souveraineté. Haïti Liberté n’est pas seulement un espace où collaborateurs et sources d’information progressistes présentent des points de vue différents de ceux que charrie la grande presse aux ordres des magnats de l’argent, aux ordres des Etats vassaux de Washington, de l’Elysée, du Fonds Monétaire International ou de la Banque Mondiale.

Haïti Liberté est un lieu de rassemblement fraternel d’hommes et de femmes qui savent combien il est important de pouvoir se retrouver non seulement au niveau des idées, au niveau d’échanges fructueux pour faire avancer la cause haïtienne, la cause des gouvernements et mouvements épris de changements véritables pour leurs peuples, mais aussi dans l’ambiance festive de soirées où il fait bon se divertir, échapper aux rudesses et au stress qu’imposent l’exil, la survie au jour le jour et les conditions de travail pour gagner le pain quotidien et pardessus tout faire marcher le journal, un hebdomadaire entièrement dévoué aux luttes que mène le peuple haïtien.

C’est ainsi que le samedi 28 avril a eu lieu un grand dîner dansant organisé par Haïti Liberté, prélude à une grandiose soirée appelée à célébrer, le samedi 28 juillet prochain, les cinq ans d’existence de ce journal. Cinq années très difficiles, particulièrement du point de vue financier, d’autant qu’il n’est un secret pour personne qu’un journal de lutte, un journal de gauche, de dénonciation du système, comme le nôtre, ne fait pas recette auprès de maintes maisons de commerce qui répugnent à nous donner de la publicité, parce qu’elles ne sont pas du même camp que nous.

Samedi dernier, c’était fête et belle ambiance musicale à l’auditorium de CW Mixon New Life Center à Queens Village, dans l’agglomération de Queens à New York. Depuis déjà deux à trois semaines le journal, de concert avec Radio Pa Nou, la vraie radio de la communauté haïtienne de New York, n’arrêtait pas de faire de la publicité pour une belle soirée entre amis, entre fans et supporters de Haïti Liberté. Aussi, la fête s’annonçait heureuse, gaie, joviale, pétillante de joyeuse convivialité et prometteuse d’entrain, de bonne humeur et de réjouissance.

Dès neuf heures du soir, les convives à qui Léonia Lamour et sa fille Leila Volmar gracieusement souhaitaient la bienvenue se joignaient à l’équipe du journal, rejoignaient les tables qui leur étaient assignées autour d’une grande piste de danse qui allait faire la joie de plus d’un au cours de la soirée animée par le groupe Rétro Band, un ensemble en quelque sorte de vivante Rétro-spective musicale, manifestement attaché aux rythmes et airs en vogue dans les années 60, 70, 80.

Comptant douze musiciens, l’ensemble Rétro a fait preuve d’une «frappe» solide, d’une parfaite maîtrise de nos cadences haïtiennes jouées avec beaucoup d’harmonieuse et vivante sonorité grâce à l’incontestable talent de ses musiciens, guitaristes, saxophoniste, keyboardiste, batteur, percussioniste, chanteurs. J’avoue qu’ils n’ont rien à envier aux «poids lourds» de la musique dansante haïtienne évoluant soit en Haïti soit en diaspora. Au fait, je danserais encore volontiers au rythme de Rétro qui malgré sa «frappe», d’ailleurs bien équilibrée, dégageait une impression de chaleureuse intimité musicale propice à l’ambiance du moment. Bravo les gars !

Il revenait à Jean-Claude Cajoux, maître de cérémonie, de souhaiter formellement la bienvenue aux invités, tout en leur rappelant l’objectif et la ligne politique du journal, la raison du dîner dansant et la nécessité de soutenir un journal résolument progressiste en butte à des difficultés financières. Sitôt après, mizik frape, Ayisyen kanpe. Les plus actifs sur la piste de danse allaient de temps à autre se rafraîchir le palais et la gorge en se présentant au bar servi par Robert Garoute et Guy Blain.

Le dîner proprement dit a été servi vers minuit. Le service de table était assuré par des fans du journal, Vaneev Volmar, Sherley Démétrius, Bertha Charléus, Réginald Souffrant, et Edmond Bertin. Les mets, à la délicieuse saveur créole-haïtienne, ont été préparés par Josiane Jean-Gilles, Mr et Mme Poitevien, Minouche Lambert, Claudette Chrispin, Joséphine Blanchard, Bertha Charléus, Gladys Timmer Phillpots, Jean Frantz Pierre («Lavalas Limousine »), Ludnie Zéphyr, Marlène Jean- Noël. Un grand merci à ces dévoués amis qui n’ont jamais marchandé leur temps et leurs talents au Journal Haïti Liberté. A cette équipe, il faut ajouter la présence remarquée des trois «toutterrain » Didier Leblanc, Kim Ives et Jackson Rateau, membres du staff du journal qui remplissaient diverses fonctions selon les besoins du moment.

Aux alentours d’une heure du matin, notre directeur Berthony Dupont a eu à coeur d’expliquer à l’assistance la noble tâche du journal, ses débuts, ses efforts malgré un personnel restreint et surtout en dépit des difficultés financières qui se sont alourdies au fil du temps au point que les cartes de crédit utilisées pour paiement ont atteint leur point de non-solvabilité. Il a présenté le staff de l’hebdomadaire à l’assistance et les a remerciés ainsi que les dévoués collaborateurs, ceux d’Haïti et de la diaspora qui se dépensent au jour le jour, particulièrement les lundis et mardis pour assurer la sortie du journal à temps, le mercredi matin. Réunis autour de notre infatigable directeur Berthony Dupont, le personnel s’est prêté de bonne grâce à la «photo de famille».

Après avoir présenté tout le staff du journal, Berthony a fait appel à Maryse Jean-Pierre, supporter de Haïti Liberté, et qui, dans une intervention passionnée et pas mal convaincante, a fait appel à la générosité des convives pour leur demander de soutenir l’hebdomadaire en s’engageant à donner une contribution mensuelle
(pledge) d’au moins $10.00. Environ une trentaine de personnes ont répondu de façon positive à prendre cet engagement dont le suivi sera assuré par Maryse elle-même. La rafle d’un prix consistant en un abonnement d’une année au journal a suscité beaucoup d’enthousiasme, on s’arrachait les tickets.

Les supporters et amis de Haïti Liberté se sont follement amusés au rythme prenant de l’ensemble Retro, pour finalement se disperser sur le coup de trois heures du matin, heureux, enchantés, satisfaits, ravis, comblés. Soirée inoubliable qui déjà donne un avant-goût de ce que sera la célébration du cinquième anniversaire du journal, le samedi 28 juillet 2012. Merci de tout coeur à ceux et celles qui sont venus à ce rendez-vous de solidarité. Merci aussi à ceux et celles qui pour une raison ou une autre n’ont pas pu faire le déplacement mais qui de bonne grâce ont fait parvenir leur contribution.

Merci aux compatriotes venus du Canada nous apporter leur soutien. Merci à nos généreux sponsors : le Dr. Kesler Dalmacy, Interlink Translation Services, Aromark Shipping et Chéry Brokage. Merci à Vénus Restaurant, Maggy Flambeau Restaurant, et Immaculée Bakery. Merci aux groupes KAKOLA et FEDADSE pour leur inestimable concours. Merci au photographe Edgar Lafond toujours bien armé (de sa caméra, bien sûr). Un merci tout spécial aux musiciens de Rétro dont les rythmes savoureux et bien frappés nous ont procuré d’heureux et inoubliables moments.

Le lendemain matin du dîner dansant, au pipirit chantant, moi qui suis de Philadelphie, je me suis fait le devoir d’adresser le message suivant à l’équipe du journal à New York : Apre fèt tanbou lou. Apre fèt zo nèg kraze nan òganize, bwote manje, ranmase, pwòpte, etc. Antouka m te vle voye yon gwo kout chapo pou nou tout ki met tèt nou ak kouraj nou ansanm pou fèt la te ka yon siksè. Sitou, fò m voye plizyè kout chapo poumedam ak mesye yo ki prepare manje yo. Kout chapo tou pou nou tout ki te asire sèvis tab yo. Anpil chapo: chapo pay, chapo panama, chapo lenn, chapo kòbòy, chapo feut, chapo detektiv, chapo melon, chapo gason frekan, chapo gason galan, chapo madigra, chapo mès 4 trè, depi se chapo se kout chapo pou nou tout. Kenbe la.

Pour une présence de toutes les semaines aux côtés des luttes du peuple haïtien, Haïti Liberté répondra toujours présent et sera à la hauteur de ses engagements politiques progressistes. Mais aussi à l’occasion, le staff , les amis et les supporters du journal savent prendre le temps qu’il faut pour se détendre, s’amuser, se retaper, recharger les batteries de façon à reprendre le boulot dès que les tambours de la joie d’être ensemble, en famille, se seront tus.