Jude Célestin et Moïse Jean-Charles annoncent deux journées de manifestation contre Jovenel Moïse

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Par Alix Laroche, Haïti Presse Network, le 26 janvier 2017 

Structure politique fraîchement formée, le Secteur démocratique réuni (SDR) ayant à sa tête les anciens candidats à la présidence, Jude Célestin et Moïse Jean Charles, annonce qu’il va gagner les rues, les jeudi 26 et vendredi 27 janvier, pour dénoncer Jovenel Moïse, président élu de la République, inculpé. 

L’ancien commissaire du gouvernement, Me Claudy Gassant qui fait partie de cette structure (SDR), a indiqué que la présentation de Jovenel Moïse au cabinet d’instruction par devant le juge Bredy Fabien, chargé d’enquêter sur le dossier de l’UCREF indexant le président élu, est un montage organisé, soutient-il, par le PDG de radio Caraïbes, Patrick Moussignac. 

Selon Me Gassant, adversaire farouche de Jovenel Moïse, il n’y aura pas d’installation du nouveau président le 7 février parce qu'il a été inculpé, personne n’a le droit de se présenter sans invitation par devant un juge. 

« Le juge a à lui seul le contrôle de l’enquête et du dossier. Et c’est à lui qu’il revient d’inviter, de convoquer, de faire amener devant lui n’importe quelle personne », laisse comprendre Me Claudy Gassant. 

Moïse Jean-Charles quant à lui promet de renverser, dit-il, « le coup d’État électoral contre le peuple haïtien» planifié, avance-t-il, par une classe économique du pays en complicité avec une partie de la communauté internationale. 

« La confusion autour du dossier de l’UCREF réduit à une question de compte bancaire en gourde ou dollar est loin d’être le gros problème. Parlons plutôt des treize comptes de Jovenel Moïse et d’un ensemble de projets entre ses mains, non exécutés », lâche le numéro 1 de Pitit Dessalines, soulignant que le SDR, un nouveau front contre Jovenel Moïse, est conscient de la situation qui menace le pays. 

« On ne peut pas livrer le pays à un voyou ni à la communauté internationale pour le briser davantage », conclut Moïse Jean-Charles, estimant que tous ceux qui se trouvent mêlés dans des actes de corruption méritent d’être punis conformément à la loi.